Nous avons renoué avec la parentalité positive…

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J’ai été, il y a quelques jours à la Mama Workshop de Madame Danielle Ahanda alias Bestofd sur la parentalité positive. A la sortie de cet échange, j’ai souhaité « accoucher » par écrits les enseignements reçus de cet échange entre mamans dont je suis sortie bouleversée mais aguerrie. J’ai voulu également partagé cela avec vous car certaines idées ou certains concepts méritent la réflexion.

Avant tout, je vais vous expliquer la raison pour laquelle je me suis inscrite à cet atelier. La parentalité positive cela me parle. En effet, c’est le choix d’éducation que nous avons souhaité pour nos enfants à leur naissance, du moins en partie sans pour autant le nommer. Nous nous sommes parfois faits aider par la pédagogie Montessori et souhaitions bannir la violence physique de l’éducation de nos enfants. Mais les choses ne sont pas toujours passées comme nous le souhaitions. Les aléas de la vie, la fatigue ont parfois pris le dessus. Par ailleurs, je suivais le compte Instagram de Danielle depuis déjà quelques mois et j’étais séduite par l’éducation bienveillante qu’elle prônait avec cependant l’interrogation sur la possibilité d’éduquer des enfants sans jamais crier et sans punir (hashtag ma phrase préférée c’est: Va dans ta chambre avant que je ne m’énerve!!!! Et les mercredis, je la prononce en moyenne 4 fois = 2 fois pour chaque enfant). Bannir les fessées c’est une chose mais là me demander de ne pas crier ou de ne jamais les envoyer dans leur chambre était au dessus de mes forces. Mais pourquoi donc après chaque punition ou cris, je culpabilisais au plus profond de mes entrailles ?Pourquoi n’étais–je jamais à l’aise avec le fait de voir mon mari reproduire ces mêmes méthodes? J’ai voulu donc au travers d’échanges avec des mamans comme moi qui rencontrent les mêmes difficultés ou qui ont réussi à trouver un équilibre en appliquant cette parentalité bienveillante comprendre les raisons pour lesquelles nous ne réussissions pas une méthode dont nous sommes pourtant convaincus des bienfaits. C’est ainsi donc que je me suis retrouvée un dimanche pluvieux à échanger avec des mamans venues chacune avec son histoire, son passé, sa relation particulière avec son (ses) enfant (s) et le tout plein d’amour pour eux.

Qu’est ce que la parentalité positive ? Il s’agit d’une  approche éducative qui s’appuie sur les recherches en neurosciences affectives et prône l’écoute des besoins de l’enfant, de ses sentiments : « Voir et ressentir le monde par les yeux de l’enfant afin de pouvoir se mettre à sa hauteur ». En effet, les récentes découvertes sur le développement du cerveau montre qu’une relation basée sur l’empathie et la bienveillance permet à l’enfant de mettre en oeuvre toutes ses capacités affectives et intellectuelles. Cette nouvelle vision exclut toute autorité (Adieu les fessées, punitions, cris, menaces, ordres, les tournures négatives), autrement c’est une vision qui va à l’encontre des enseignements que nous avons toujours connu ou vu pratiquer, d’ailleurs assez banalisé et que notre inconscient a enregistré sans même demander notre avis. C’est cela la première difficulté que rencontrent certains parents pourtant volontaires et informés  sur le processus de développement de l’enfant parce qu’au delà de la théorie, il y a notre inconscient, nos blessures, notre histoire. Pour ma part, même si je n’ai pas été éduquée à force de fessées et de cris, j’ai tout de même vécu dans un environnement où ces pratiques n’étaient pas considérées comme dramatique et je porte en moi mes blessures personnelles. Il me paraît donc important de s’identifier soi-même au passé et au présent (Qui suis-je ? Quel a été mon parcours ? Quel a été mon enfance? Qu’est ce qui dans mon enfance pourrait représenter un frein dans la mise en pratique de cette parentalité positive? Quel est mon environnement actuel et est-il adapté ?) et de travailler à se détacher des préceptes. La deuxième difficulté que j’ai identifiée et dans lequel cette fois-ci je me suis complètement retrouvée est le besoin de maîtrise (Repas équilibré, heure de coucher respecté, enfants bien coiffés, tenues repassées, lecture du soir, arrivée à l’école à l’heure, maison rangée et propre…). J’ai compris durant cet échange qu’il était urgent de lâcher prise et d’identifier ce qui est important. Il ne s’agit pas non plus de se laisser aller mais d’être bienveillant avec soi même et d’accepter de ne pas toujours tout réussir (Il est certainement plus important que nous soyons moins fatigués pour être plus attentifs aux besoins de mes enfants, plutôt qu’être fatigués  et énervés après avoir atteint les nombreux objectifs de la journée et en ayant envoyé au moins 2 fois chaque enfant dans sa chambre). Il s’agit d’établir ses priorités. Une troisième difficulté dont je ne souffre pas mais qu’il me parait important de partager est le regard des autres, vous savez cette dame au supermarché qui n’a pas prononcé un mot mais dont la pensée est clairement affichée dans ses yeux, ce regard que vous lance votre mère, belle-mère, tante, cousine et j’en passe ou pour les plus audacieux ces petites phrases, ces petits pics et parfois ces acharnements pour vous démontrer que vous prenez le mauvais chemin. Eh bien la bonne nouvelle, chères mamans c’est qu’il existe des solutions pour se détacher de tout cela.

Le sujet de la parentalité positive est vaste et il serait difficile de le traiter en un seul article. Il existe des outils pour y arriver et appliquer ces méthodes est loin d’être une évidence et il ne suffit pas simplement d’en avoir la volonté.  Si vous êtes intéressés pour approfondir le sujet, j’aimerais vous conseiller 3 livres que je me suis empressée de me procurer pour aller un peu plus loin dans la recherche d’outils pour accompagner notre choix.

  • Vivre heureux avec son enfant du docteur Catherine Gueguen
  • Vos enfants deviennent ce que vous pensez d’eux du docteur Jim Taylor
  • Il n’y a pas de parents parfaits : l’histoire de nos enfants commencent par la nôtre d’Isabelle Filliozat

Je vous conseille également de visionner cette conférence du docteur Catherine Gueguen sur les neurosciences et le développement de l’enfant. La vidéo est très longue mais le jeu en vaut la chandelle. Regardez la ou écoutez dès que vous pouvez. Si vous manquez de temps, téléchargez la et regardez la dans les transports en commun par exemple.

Je ne saurais finir cet article sans remercier tendrement Danielle Ahanda dont la Mama Workshop nous a permis  (ma famille et moi) de renouer avec ce qui au départ nous paraissait évident mais qui s’est révélé être un exercice complexe. La prochaine Mama Workshop de Danielle (Bestofd sur les réseaux sociaux) sur la parentalité positive est prévue le 08 Avril à Paris. Si vous avez le temps, et si les places sont encore disponibles, je vous conseille vraiment cet atelier qui a été pour ma part riche en émotions et surtout sans jugement.

Je reviendrai dans quelques semaines partager avec vous ce retour à la parentalité positive, les difficultés rencontrées (je sais qu’il y en aura) et les solutions trouvées. N’hésitez pas à me partager également votre retour si vous pratiquez cette éducation ou si vous en avez l’intention.

En attendant, je vous laisse sur cet audio de Téri Moïse. Prenez soin de vous.

 

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