Exprime tes émotions mon enfant, Vis !

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J’ai demandé à nos enfants de me dire quelle était leur émotion préférée. Ils ont tous les deux répondu la sérénité. Alors j’ai ri, j’ai ri, qu’est-ce que j’ai rigolé !!!! Je n’ai pas éclaté de rire parce que c’était drôle…Ah non pas du tout . J’ai ri de surprise, j’ai ri de joie parce qu’à 4 ans c’est tout de même drôle de préférer une telle émotion et de l’exprimer clairement. J’ai ri parce que cette émotion est également ma préférée. J’aime être sereine et quand je ne le suis pas, je suis un peu perdue. J’aime aussi être en joie. Quand je suis en joie je sautille, je danse…. Parfois je suis en colère, très en colère, et il arrive que je sois triste et ce n’est pas drôle du tout. Alors je pleure et puis après ça va mieux.

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Vous l’aurez compris, en ce moment, parler des émotions est au cœur de nos conversations et c’est l’un des piliers fondamentaux de l’éducation positive : Aider son enfant à identifier et exprimer ses émotions pour mieux les accueillir et les gérer. Selon le dictionnaire Larousse, l’émotion est une réaction affective transitoire d’assez grande intensité, habituellement provoquée par une stimulation venue de l’environnement. Les émotions se manifestent dès la naissance et peuvent être positives (joie, sérénité, amour…) ou négatives (Tristesse, colère, peur…). Avant l’âge de 6 ans, les enfants ont du mal à gérer leurs émotions du fait de l’immaturité de leur cerveau. Le contrôle des émotions et des impulsions est en général possible entre 5 et 7 ans.  Avant cette étape, l’enfant a donc besoin d’être accompagné par l’adulte afin de prévenir le stress et l’agressivité causés par l’enfouissement des émotions.

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Dans son livre « Vivre heureux avec son enfant »,  le docteur Catherine GUEGUEN nous explique que « les enfants dont les parents parlent des émotions les aident à mettre des mots sur leurs ressentis et ceux des autres, à les comprendre, deviennent de plus en plus sociables, attentifs aux autres, soucieux de leur bien-être, coopérants, aimant partager et aider les autres dès tout petits ».

Alors, j’ai voulu faire attention à nous, nous observer pour comprendre comment nous traitons nos propres émotions et comment nous accueillons (nous parents) les émotions de nos enfants. Nous en avons discuté et ensuite tiré les conclusions.  Encore une fois, notre éducation et notre passé resurgissent (J’avais abordé le sujet dans mon article sur la parentalité positive).  Entre notre éducation dans laquelle les émotions négatives n’ont pas leur place, entre notre fierté, et notre pudeur, la première étape a été avant tout, pour nous les parents de prendre conscience de nos propres émotions, de les laisser s’exprimer librement : dire ce que nous ressentons.  Les enfants prenant exemple sur nous, il est important que nous leur proposions un chemin à suivre.

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Nous avons ensuite mis en place progressivement des outils sur lesquels nous travaillons encore à nous améliorer. Parmi ceux-ci :

  • Les discussions : Les écouter activement, reformuler pour être certains d’avoir bien tout compris « Si je comprends bien, tu es triste parce que ton frère ne veut pas jouer avec toi »  et être empathique face à leur ressenti « Je comprends ce que tu ressens…», ne jamais juger leur émotion et bannir les phrases négatives « Conduis toi comme un garçon, arrête de pleurer », « Tu t’énerves pour si peu ? » « Ce n’est pas si grave, arrête de pleurer ». La dernière phrase nous échappe encore de temps en temps. Nous nous soignons 🙂
  • Les activités qui les aident à verbaliser leur ressenti. Nos préférées sont :
    • Le jeu des mimes qui consiste à deviner l’émotion mimée. Ce jeu va permettre de reconnaître les émotions dans une ambiance très détendue et ludique. Quand nous faisons ce jeu, nous ne jugeons pas les émotions (négatives ou positives). Nous les identifions simplement car elles font partie de notre vie.
    • La lecture : en ce moment, nous nous appuyons sur deux livres : la couleur des émotions d’Anna Llenas et le livre en colère de Ramadier et Bourgeau. Les livres nous permettent aussi d’identifier les émotions et de les illustrer grâce aux différents personnages.

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Il existe d’autres activités telles que le jeu des cartes émotionnelles ou la roue émotionnelle que nous n’avons pas encore testées mais qui me semblent très intéressantes. Les comptines peuvent également être un bel allié pour nos enfants.

J’ai donc envie de conclure cet article en partageant avec vous une comptine de  l’université de la paix qui agit en faveur de la communication non violente (CNV) et aide les jeunes enfants à gérer leur conflits de façon positive.

Les paroles de cette comptine donnent ceci :

« Quand je suis énervé, que j’ai envie de frapper, d’insulter…

Quand tu es énervé, que tu as envie de frapper d’insulter…

STOP! Je respire…

J’enlève les interprétations… Je dis ce que je vois, ce que j’entends…

Je parle de mes sentiments… et de mes besoins.

Et…

Tu respires… Tu enlèves les interprétations… Tu dis ce que tu vois, ce que tu entends…

Tu parles de tes sentiments… et de tes besoins.

Et… on se serre la main…

Et… on devient copains! »

Vous connaissez maintenant le principe de ce blog: c’est de partager et d’échanger sur nos expériences. Alors, n’hésitez pas à me laisser vos commentaires en me précisant les outils que vous avez mis en place de votre côté afin que nous puissions tous échanger sur le sujet.

 

 

 

 

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